Impôts, Taxes, Salaires : Ce qui va changer pour vous au 1er janvier 2018.

Impôts : À quelle sauce fiscale allez-vous être mangé en 2018, La réforme fiscale sous Emmanuel Macron est en marche, nous allons tous vous dire.

Impôts : Le budget 2018 prévoit une série d’ajustement fiscaux sous la présidence d’Emmanuel Macron. Voici qui seront les gagnants et les perdants. Découvrez votre situation avec nos simulateurs.

À quelle sauce fiscale allez-vous être mangé ? Le gouvernement présente ce mercredi matin en Conseil des ministres le budget 2018, le premier du quinquennat d’Emmanuel Macron. Le matraquage de ses prédécesseurs n’est plus à la mode, le ras-le-bol fiscal des Français devrait descendre d’un cran. Car, l’an prochain, les gagnants seront largement plus nombreux que les perdants, vive les impôts.

réforme fiscale

Dans la première catégorie, on trouve tous ceux qui bénéficieront de la suppression de la taxe d’habitation devant toucher 80 % des ménages, du coup de pouce sur le revenu des salariés et les trois quarts des indépendants par le biais de la suppression des cotisations maladie et chômage…

Le gouvernement est d’ailleurs monté au front pour vanter et expliquer ses cadeaux fiscaux. « Nous allons baisser les impôts de plus de 10 Mds€ et redistribuer du pouvoir d’achat vers tous les actifs », claironnait déjà cet été le Premier ministre, Edouard Philippe.

Mais les grands gagnants semblent bien être les 10 % des ménages les plus aisés. « Les très riches obtiennent un gain certain à l’issue de toutes ces mesures, convient Olivier Rozenfeld, du cabinet Fidroit, de gestion de patrimoine. Avec la modification du statut de l’ISF, la plupart vont sortir du dispositif. »

Si de nombreux contribuables peuvent se frotter les mains, cette redistribution va aussi laisser des Français sur le bord de la route. Qui sont les perdants de ces réformes fiscales ? Les retraités en premier lieu, considérés comme « les plus aisés » par le gouvernement, c’est-à-dire à partir de 1 200 euros ou 1 350 euros de pension selon leur âge.Pour eux, c’est la double peine : la hausse de 1,7 point de CSG — qui devrait faire tomber 20 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat va amputer leur pension. Et leurs revenus ne leur permettent pas de prétendre à la suppression de la taxe d’habitation. Bref, ils seront moins riches l’an prochain que cette année.

D’autres peuvent aussi l’avoir mauvaise : ce sont les fonctionnaires. Macron avait promis d’augmenter le pouvoir d’achat de tous les travailleurs. Au final, l’Etat compensera la hausse de la CSG mais ne leur octroiera rien de plus. Dès la sortie ce mercredi matin du Conseil des ministres, le gouvernement va devoir faire preuve de pédagogie pour convaincre des Français, plutôt sceptiques, qu’il ne va pas reprendre d’une main ce qu’il leur a donné de l’autre.

impots

CSG et cotisations salariales : hausse de la CSG, les gagnants et les perdants

Redonner du pouvoir d’achat aux travailleurs. Voilà l’objectif de l’équipe Macron, affiché pendant la campagne électorale. Pour parvenir à mettre du beurre dans les épinards des actifs, les cotisations chômage et maladie seront donc supprimées en partie au 1 er janvier 2018 puis en totalité à l’automne. Cela va coûter cher : 20 MdsEUR ! Alors, pour compenser cette dépense colossale, l’exécutif a décidé d’augmenter dès le 1 er janvier la cotisation sociale généralisée (CSG) de 1,7 point. Certains vont y gagner et d’autres y perdre.

Si vous êtes salarié du privé… Vous êtes gagnant. Même si vous pâtirez de la hausse de la CSG, la suppression des cotisations salariales sera plus importante. Dès le mois de janvier, vous observerez une légère hausse de salaire sur votre feuille de paie. Elle sera davantage significative à l’automne 2018. En année pleine, si vous êtes smicard, vous gagnerez entre 250 € et 260 € de plus par an. Attention : si vous bénéficiez d’un intéressement ou d’une participation, ces avantages seront soumis à la CSG, ce qui érodera d’autant le coup de pouce fiscal.

Si vous êtes fonctionnaire… Vous n’êtes ni gagnant ni perdant. Même si Emmanuel Macron avait promis pendant la campagne que tous les travailleurs bénéficieraient d’un coup de pouce, le gouvernement a rétropédalé concernant les fonctionnaires. Vous obtiendrez une compensation — le mécanisme n’est pas encore arrêté — pour ne pas pâtir de la hausse de la CSG. Mais n’espérez pas grappiller du pouvoir d’achat.

taxe d'habitation

Si vous êtes indépendant… Cela dépendra de vos revenus. Au total, 75 % d’entre vous — ceux qui gagnent moins de 4 000 € par mois — seront gagnants. « Si vous êtes à plus de 4 000 € de revenus, vous aurez une compensation sans gain de pouvoir d’achat », a assuré Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics.

Si vous êtes un « petit » retraité… Vous devriez avoir une compensation. C’est en tout cas ce qu’assure le gouvernement, sans préciser quand ni comment. Mais, à Bercy, on promet que les retraités déjà exonérés aujourd’hui de taxe d’habitation, et qui donc subiront de plein fouet la hausse de la CSG, bénéficieront d’un cadeau. Deuxième profil de retraités qui pourront être compensés pour faire face à la hausse de la CSG : ceux qui se trouvent juste au-dessus des seuils de pension touchés par la hausse de la CSG (1 200 € ou 1 350 € selon l’âge) et aussi au-dessus des seuils retenus pour bénéficier de la suppression de la taxe d’habitation.

Si vous êtes un retraité « aisé »… Vous êtes le grand perdant. Si vous faites partie des 60 % de retraités qui ne rentrent pas dans les deux profils détaillés plus haut, vous paierez plein pot la CSG. Exemple : sur une retraite de 1 500 € mensuels, 1,7 point de CSG représente près de 25 € de prélèvement mensuel en plus.

Voici le lien pour calculer votre impôts : ICI

Pour quelqu’un qui gagne 2900€ par mois, la CSG augmentera de 48.44€, mais la disparition des cotisations chômage et maladie lui permettront d’économiser 91.35€, soit un gain net de 42.91€ mensuel (soit 514.95€ par an).

Taxe d’habitation : elle va (presque) disparaître

La suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français — mesure la plus populaire de la campagne de Macron qui va coûter 10,4 Mds€ à l’Etat en année pleine —, doit entrer progressivement en vigueur à partir de 2018. L’an prochain, les ménages éligibles verront leur impôt local diminuer d’un tiers. Idem en 2019, avant une suppression totale en 2020. Alors que la taxe d’habitation moyenne, dans les grandes villes, avoisine les 1 100 €, bénéficierez-vous de ce coup de pouce fiscal ? Tout dépend de votre revenu fiscal de référence (RFR), indiqué sur votre feuille d’impôts, et de la composition de votre foyer.

taxe habitation

Si vous êtes célibataire. La suppression de la taxe d’habitation intervient jusqu’à 30 000 € de revenus annuels, soit 27 000 € de RFR.

Si vous êtes en couple, sans enfant. Le plafond pour bénéficier de la mesure est à 48 000 € de revenus (43 000 € de RFR). Si vous n’êtes ni marié ni pacsé, mais que vous vivez sous le même toit et que vous recevez donc une seule taxe d’habitation pour votre logement, « il faut additionner les deux revenus fiscaux de référence et compter le nombre de parts de la famille », clarifie l’un des techniciens du dossier. Sans enfant, le nombre de parts est donc de deux.

Si vous êtes en couple, avec enfants. Avec un seul enfant, le seuil est à 54 000 € (49 000 € de RFR). Pour un couple avec deux enfants, il est de 61 000 € (55 000 de RFR). A partir de trois enfants, le seuil du revenu fiscal de référence est de 76 000 €. Si vous avez une famille plus grande, n’hésitez pas à tester le simulateur sur www.leparisien.fr.

Si vous êtes parent isolé. Avec un ou deux enfants, chacun compte pour une part complète. Du coup, si vous en élevez un, le plafond pour bénéficier de la suppression de la taxe est de 43 000 € de RFR. Avec deux enfants à charge, il est de 49 000 € de RFR. Autre coup de pouce, annoncé hier par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn : une hausse de 30 % par mois de l’allocation de garde d’enfant pour les familles les plus pauvres (138 €). Parmi elles, les familles monoparentales sont très représentées.

Bénéficierez-vous de la suppression de la taxe d’habitation en 2020 ? Pour le savoir rdv ici : Lien

Pinel et prêt à taux zéro : les dispositifs pour le logement recentrés et en baisse

Le plan Logement dévoilé la semaine dernière reconduit deux mesures clés plébiscitées pour accéder à la propriété : le prêt à taux zéro (PTZ) et le dispositif Pinel. Le PTZ est une avance accordée par l’Etat à ceux qui veulent acheter leur résidence principale, sous conditions de ressources et selon le lieu d’achat. Le dispositif fiscal Pinel, lui, propose une réduction d’impôt de 21 % maximum si l’investisseur dans le neuf s’engage à louer son bien 6, 9 ou 12 ans. Ces deux mesures sont prolongées pour quatre ans, jusqu’au 31 décembre 2021, mais le gouvernement en restreint le périmètre.

Pour profiter du PTZ et du Pinel, achetez dans les « zones tendues ». Pour bénéficier de ces dispositifs, les propriétaires devront désormais acheter leur logement neuf dans l’une des villes où le prix du mètre carré est le plus élevé. C’est-à-dire ? Paris, et les communes d’Ile-de-France des département des Yvelines, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d’Oise, ainsi que la Côte d’Azur et la région genevoise.

Si vous souhaitez investir dans d’autres agglomérations, à un prix moindre au mètre carré, vous pouvez encore bénéficier, durant une période de transition d’un an (jusqu’en 2019), du PTZ. En revanche, le Pinel prend fin dans ces villes dès le 1 er janvier prochain.

Si vous souhaitez investir dans un logement ancien : le PTZ peut vous être accordé mais seulement si le logement acquis doit faire l’objet de travaux de rénovation d’un montant minimal de 25 % du coût total de l’opération. Si vous achetez un bien à 200 000 €, les travaux doivent donc compter pour au moins 50 000 €.

IFI et patrimoine : ISF Immobilier, mode d’emploi

L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) n’est plus, place à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Dès le 1 er janvier, l’IFI ne prendra plus en compte les actifs mobiliers (actions, livrets d’épargne, assurance vie, etc.), mais uniquement le patrimoine immobilier. L’impôt des riches de l’ère Macron sera appliqué à tous les foyers fiscaux possédant un patrimoine immobilier supérieur à 1,3 M€, comme feu l’ISF. Le barème et l’abattement de 30 % sur la résidence principale seront maintenus.

PFU ou FLAT TAX : les revenus du capital taxés à 30 %

revenus

« FLAT TAX », en anglais, mais prélèvement forfaitaire unique (PFU) en français. Cette petite révolution fiscale a pour but d’être simple et lisible : un taux forfaitaire de 30 % (prélèvements sociaux inclus) sur les revenus du capital (intérêts, dividendes, plus-values de cession de valeurs mobilières…). Mais des exceptions sont prévues. La flat tax pourrait entrer en vigueur en partie dès aujourd’hui, si l’on en croit plusieurs assureurs.

Si vous êtes un petit épargnant… Rien ne change. Les économies placées sur les livrets réglementés (livret A, LDD…) restent défiscalisées. Pour votre plan d’épargne en actions (PEA), votre épargne salariale ou vos revenus fonciers, les règles ne changent pas. Concernant l’assurance vie, seuls les contrats dont l’encours dépasse 150 000 € seront taxés à 30 %. Les avantages fiscaux de l’assurance vie, comme le régime favorable sur les successions et les abattements de 4 600 € chaque année (9 200 € pour un couple) après huit ans de détention, sont maintenus.

Si vous êtes un petit épargnant mais avec un PEL… Attention. Les revenus issus d’un plan épargne logement ouvert à partir du 1 er janvier 2018 seront soumis au PFU dès la première année. Pour ceux ouverts avant, les intérêts resteront exonérés d’impôt sur le revenu, mais toujours soumis aux prélèvements sociaux, jusqu’à la veille du 12 e anniversaire du PEL. Les intérêts générés après cette date seront imposés au PFU.

Si vous êtes un gros épargnant… Vous pouvez vous frotter les mains.Jusqu’ici, les revenus tirés de vos placements mobiliers étaient soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu et dépendaient de votre tranche d’imposition. Plus vous aviez de revenus, plus vous étiez taxé, jusqu’à… 45 % ! Demain, tout sera imposé à 30 %.

Crédit d’impôt et carburant : le diesel va coûter plus cher

Le plein à la pompe va coûter quelques euros de plus. L’an prochain, les taxes sur le diesel vont augmenter de 10 %, a annoncé le gouvernement. Ce qui correspond à 7,6 centimes de plus par litre. Objectif : rééquilibrer la fiscalité entre l’essence et le diesel, aujourd’hui plus favorable à ce dernier. Ainsi, le sans-plomb 95 se vendait la semaine dernière en moyenne à 1,382 €/litre, contre 1,234 €/litre pour le gazole. Mais le prix de l’essence pourrait aussi grimper. Selon « les Echos », une hausse de 3,9 centimes par litre est dans les tuyaux.

Autre manque à gagner pour les particuliers : ceux qui souhaitaient changer l’an prochain leurs fenêtres, portes ou volets ne profiteront plus du crédit d’impôt pour la transition énergétique. Le « rapport coût/efficacité » est jugé insuffisant par l’équipe Macron.

Crédit d'impôt

En bref …. les impôts sont la …

En allégeant et simplifiant la fiscalité sur les revenus liés aux actions, le gouvernement entend déloger les épargnants français des investissements dans la pierre. 

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire vient de lancer le chamboule-tout fiscal propre aux débuts de quinquennat. Dans une interview aux Echos, l’ex-député de l’Eure a précisé les derniers arbitrages en vue du budget 2018. Avec une mesure phare : le prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30% pour la plupart des revenus du capital.

» Le PFU s’appliquera aux intérêts, aux dividendes et aux plus-values de cession de valeurs mobilières. En revanche, nous maintenons les avantages des produits d’épargne populaire (Livret A, LDD, épargne salariale) et des produits fortement investis en actions comme les PEA. Enfin, les contribuables pourront toujours choisir l’imposition au barème, si c’est plus avantageux pour eux « , détaille ainsi Bruno Le Maire.

La réforme du PFU a le mérite de la clarté (voir tableaux ci-dessous), avec un choix budgétaire fort : favoriser les actions et les placements financiers. Sous la présidence de François Hollande, le gouvernement avait tenté d’aligner l’imposition des revenus du capital sur celle des revenus du travail. Mais entre les prélèvements sociaux, les abattements pour durée de détention et les prélèvements libératoires, le système était devenu d’une grande complexité pour le profane, voire illisible.

Une simplification bienvenue

A compter du 1er janvier 2018, tout sera beaucoup plus simple. L’ensemble des intérêts générés par les placements sur des livrets ou des comptes bancaires seront taxés à 30%, peu importe votre niveau de revenu et d’imposition. Il en sera de même pour les dividendes d’actions et les plus-values à la revente de ces dernières.

L’assurance-vie conserve dans les grandes lignes son régime dérogatoire avantageux.  » Rien ne change pour les revenus produits par les versements antérieurs à la réforme, quel que soit leur montant. Après cette date, la fiscalité de l’assurance-vie sera préservée jusqu’à 150.000 euros d’encours nets, tous contrats confondus, pour une personne seule et 300.000 euros pour un couple « , insiste ainsi Bruno Le Maire. Seuls les versements effectués à partir du 1er janvier 2018 et au-delà de 150.000 euros (ou 300.000 euros pour un couple) seront donc soumis à la nouvelle flat tax de 30%.

Du côté de l’épargne réglementée, le Livret A, le LDDS, le LDD, le Livret jeune ou encore le Livret populaire restent exonérés de toute fiscalité.  » La principale surprise vient des changements concernant les plans épargne logement (PEL) « , analyse Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne. En effet,  » pour les plans ouverts avant le 1er janvier 2018, les intérêts produits jusqu’à la veille du 12e anniversaire du PEL resteront exonérés d’impôt sur le revenu. En revanche, les intérêts produits après douze ans seront imposés au PFU. Pour les nouveaux plans ouverts à compter du 1er janvier 2018, les intérêts produits seront imposés au PFU dès la première année « , détaille ainsi Bruno Le Maire. Difficile pour le moment de savoir si les épargnants disposant de PEL ouverts il y a plus de 12 ans seront perdants car ils devaient déjà s’acquitter des prélèvements sociaux et de l’impôt sur le revenu sur les intérêts de leurs PEL.

Par ailleurs, rien ne change concernant le Plan épargne en actions (PEA), qui conserve ses avantages actuels. Seul problème, son concurrent direct, le compte-titre, sera lui concerné par le PFU et pourra ainsi devenir plus intéressant.

Les revenus fonciers taxés jusqu’à 50%

Pas de modification majeure non plus pour l’immobilier. Les revenus fonciers ne seront pas concernés par la réforme. Tous les avantages fiscaux actuels de la pierre sont pour le moment préservés, comme les abattements pour les résidences touristiques, la location meublée non professionnelle (LMNP) ou le Pinel.  » Si le gouvernement avait imposé le PFU aux revenus fonciers, il y aurait eu des perdants, en particulier avec la location meublée qui permet d’amortir son investissement sur plusieurs années « , commente Philippe Crevel. En revanche, on aurait pu imaginer que les contribuables aient le choix entre les différents régimes actuels pour la pierre et la flat tax. Bercy a tranché, ce ne sera pas le cas.  » C’est un choix budgétaire et politique « , confie l’entourage du ministre de l’Economie.

revenus fonciers

Cette décision n’a rien d’anodin puisque désormais, de fait, les revenus issus de l’immobilier seront les plus taxés. Tandis que les autres revenus du capital seront taxés à 30% ou moins, l’imposition des revenus fonciers pourra atteindre pratiquement 50%. Sans avantage fiscal particulier, les propriétaires devront en effet s’acquitter des prélèvements sociaux avant d’appliquer le barème d’imposition sur le revenu (IR). Peuvent s’appliquer la tranche imposant à 45% les revenus (plus une surtaxe de 4% pour les très hauts revenus) ainsi que les prélèvements sociaux obligatoires qui doivent passer à 17,2% à partir de janvier prochain (si le gouvernement augmente bien la CSG de 1,7 point). Après l’abattement forfaitaire de 30% pour charges (dans le cas du micro foncier), les revenus fonciers pourraient ainsi être imposés à un peu plus de 46,3% (taux de 66,2% appliqué à 70% des revenus). Bien évidemment, avec certains régimes fiscaux qui demeurent avantageux (Pinel, LMNP, …), l’imposition dans d’autres cas peut toujours être inférieure à 30%. Mais le signal envoyé est clair.

L’ISF-PME supprimé

Du point de vue de l’ISF, la pierre restera aussi le seul capital imposé avec le nouvel impôt sur la fortune immobilière (IFI). Les seuils de l’ancien ISF (1,3 million d’euros de patrimoine), les abattements pour la résidence principale et les taux appliqués restent là encore les mêmes. Mais c’est un nouveau signal pour les contribuables détenteurs d’un gros patrimoine immobilier. D’autant qu’ils ne pourront plus réduire la note avec le dispositif ISF-PME, qui sera supprimé. Seul subsistera les déductions liées aux dons à des associations.

De quoi décourager les investissements immobiliers et orienter l’épargne vers les actions ?  » Au cours du précédent quinquennat, la fiscalité sur l’immobilier n’avait que peu évolué, tandis que l’impôt sur les autres revenus du capital avaient beaucoup augmenté « , rappelle Philippe Crevel.  » La donne change mais je ne vois pas les Français changer leur fusil d’épaule sur l’immobilier en seulement quelques mois. C’est plutôt un signal de long terme « , confie-t-il.  » Les grands gagnants, ce sont ceux qui prennent le plus de risque en investissant. Ce sont les quadras et les quinquas, généralement CSP+ mais qui ne sont pas assujettis à l’ISF. Un profil qui correspond bien à Emmanuel Macron « , s’amuse le directeur du Cercle de l’Epargne. La crise financière est néanmoins toujours très présente dans les esprits. Il n’y a plus que 4 millions de PEA ouverts, contre 7 millions avant l’éclatement de la crise des subprime.

Source : LE PARISIEN

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